2018

2018 : restreindre la consommation d’énergies fossiles !

Alarmé depuis des décennies par des scientifiques d’horizons différents sur l’état des conditions de la vie sur terre, l’humanité peine à faire des choix pourtant plus qu’urgents.

La croissance continue de nos prélèvements de ressources limitées, de nos rejets dans l’environnement des résidus de nos productions de biens et services, de nos émissions de gaz à effet de serre, nous confronte à des limites de plus en plus perceptibles.

Ce qu’annonçait déjà le premier rapport Meadows relatif aux limites de la croissance qu’imposent l’évolution de la consommation de ressources naturelles en lien avec la démographie et la pollution (« Limits to growth ») paru en 1972.

Cet hiver, ce sont plusieurs milliers de scientifiques qui ont poussé un « cri d'alarme à l'ensemble de l'humanité » quand au rythme auquel on exploite les ressources et aux dégradations infligées à la biosphère.

Le dérèglement climatique fait l’objet, lui, depuis plusieurs décennies de recherches pointues coordonnées sur le plan mondial dont les rapports publiés lors des COP (« Conference of the Parties ») motivent la mise en place de stratégies économiques et politiques internationales.

Depuis la COP21 de Paris à l’hiver 2015, la toute grande majorité des états reconnaissent la nécessité de coordonner une diminution significative des émissions des gaz à effet de serre.

Les objectifs définis lors de cette conférence impliquent une baisse annuelle constante (de plusieurs pourcents) du recours aux énergies fossiles.

Si nous voulons que 2018 soit l’année de ce tournant radical indispensable à la recherche d’une atténuation des effets des dérèglements climatiques, chaque continent, chaque état, chaque région, chaque ville se doit de prendre des mesures.

Il revient à l’Europe d’internaliser dans ses calculs les émissions réelles liées à la consommation sur son territoire de biens et services produits hors de ses frontières.

Il revient aux états les plus riches, dont la Belgique, de prendre en charge un effort suffisant pour pallier le développement des pays les plus pauvres. La solidarité inscrite dans les accords de Paris fait partie des enjeux majeurs du monde en devenir.

Témoins d’une conscience collective grandissante, partout sur la planète émergent des initiatives citoyennes qui ont en commun la recherche de comportements mieux adaptés.

Il est grand temps que dans les sphères « politiques, économiques et sociales » aussi, la question des contraintes climatiques et environnementales prenne sa place au centre des débats.

Halte à la croissance !

La croissance telle que proposée actuellement par les milieux économiques et politiques traditionnels est mortifère. Elle n’est que l’outil de l’enrichissement à court terme des plus nantis et accélère le processus d’effondrement en cours de nos sociétés.

2018, année électorale en Belgique, marquera-t-elle le début d’une diminution constante et régulée de l’extraction des énergies fossiles ?

Si le monde politique, les électrices et électeurs n’intègrent pas cette question, les efforts à réaliser les années suivantes seront d’autant plus importants.

Et la probabilité de respecter les objectifs climatiques plus faible encore …

Rédaction collective - Février 2018

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